Où étiez-vous le 25 février à 6 h 15? Vous peiniez à vous réveiller? La cohorte 2005-2010 DéfiMonde du CSA, elle, était assise dans l’avion, en direction de l’Équateur, afin de vivre quatre semaines de dépaysement complet, mais surtout une expérience humanitaire dont les jeunes reviendraient transformés.
Après plusieurs heures de transport – dont 8, en autobus, dans les Andes –, nos 29 aventuriers ont atteint l’écocité de Bahia de Caraquez. Leur implication sur place s’est avérée multiple. Ils ont ainsi soutenu les enseignants locaux pendant plus du quart de leur séjour. Ils ont aussi apprivoisé les bases de l’agriculture écologique, grâce à un partenariat avec HorizonCosmopolite, organisation qui propose des stages d’éducation internationale dans une vingtaine de pays à travers le monde. « Il était important pour cette cohorte que le voyage ne soit pas uniquement humanitaire, mais touche également à l’écologie, explique Manon Thivierge, enseignante d’éthique et culture religieuse, qui accompagnait le groupe. Nous avons décidé d’explorer comment nous pourrions contrer la pauvreté autrement. »
La ferme Rio Muchacho a accueilli nos fermiers en devenir. Chaque matin, deux groupes étaient formés. Le premier nettoyait les enclos et nourrissait cochons, chevaux, vaches, poulets et cochons d’Inde, alors que le second s’occupait de la vaisselle. Selon les jours, les élèves ont aussi semé des graines, désherbé, coupé des feuilles de bananier pour le transformer en papier recyclé ou récolté fruits et légumes mûrs, qui se trouvaient en partie sur la table à l’heure des repas. Ils ont aussi appris à faire du fromage, à pêcher des crevettes, à fabriquer des couverts avec des fruits de malte et se sont initiés au compostage.
Des cours d’espagnol (neuf heures par semaine) ont de plus été inclus à l’horaire, ainsi que des excursions à Canoa, la ville la plus proche. Si les élèves ont pu profiter de la plage pour développer un hâle et se rafraîchir, elle est également devenue lieu de travail. Ils en ont en effet nettoyé de larges parcelles, construit un module de jeux avec des bambous et des pneus pour les enfants de l’école primaire. Ils ont aussi bricolé des t-shirts et joué au soccer avec ces derniers.
Un documentaire, qui reprendra les moments forts de ce séjour, sera présenté par les jeunes à leur retour. Si ces quatre semaines en Équateur ont permis de mieux saisir les enjeux écologiques, biologiques et culturels, elles se veulent surtout souvenir impérissable de cinq ans d’efforts communs.
La Clé, printemps 2010
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