Fondation publique établie en février 2006 par Wanda Bedard, 60 millions de filles est propulsée par l’énergie contagieuse d’une équipe de passionnés qui croient à la nécessité de soutenir l'éducation des filles afin que le monde dans lequel nous vivons devienne plus équitable. Consciente de la nécessité de faire la promotion de l’autonomie des filles et des femmes, la fondation soutient chaque année au moins deux projets d'éducation d'envergure dans les pays en développement.
Créatives, énergiques et talentueuses, les bénévoles de 60 millions de filles sont aussi multiples qu’inspirées. Parmi celles-ci, deux anciennes du Collège Sainte-Anne, Vida et Liah Fereydoonzad ont choisi de soutenir la cause au quotidien. « Quand ma mère a fondé 60 millions de filles, je croyais qu'elle s'était donné un très gros défi, mais je vois maintenant qu'il faut simplement travailler pour changer les choses et qu'avec de la passion et de la détermination, ce n'est pas si difficile », avance Liah. En 2007, Vida a quant à elle participé au voyage au Kenya de la fondation. Elle y a visité les écoles du Masai Mara (région rurale du Kenya) et les bidonvilles de Nairobi. « Ce voyage m'a ouvert les yeux et m'a convaincue que l'éducation des filles était la vraie solution contre la pauvreté et les injustices dans le tiers-monde, explique Vida. En revenant, j'étais frustrée de la différence entre les deux mondes. Ici, tous mes amis étaient préoccupés par leurs biens matériels et se plaignaient de tout, tandis que là-bas, on valorisait l'école et les simples plaisirs dans la vie. »
Elle a ensuite choisi de se joindre au comité exécutif de 60 millions de filles. « Étant la plus jeune du comité, j'ai eu le sentiment que la fondation ne faisait pas assez pour sensibiliser les jeunes », souligne-t-elle. En septembre 2008, elle décide donc de former 2GENERATION2, le volet étudiant de 60 millions de filles, qui regroupait alors cinq jeunes. L’équipe a d’abord conçu des t-shirts pour amasser des fonds pour la fondation. Afin de publiciser le t-shirt, Vida a lancé le projet du t-shirt voyageur, dans lequel les participants se font photographier devant un monument, photos qui peuvent être consultées sur le site de 2GENERATION2 au http://www.60millionsdefilles.org/2G2/francais/accueil.html
Ce site Internet a été créé par Liah qui, bientôt, s’est occupée du maintien de celui de 60 millions de filles et gère l’encan électronique qui précède la conférence annuelle – cette année, celle de Betty Makoni qui s’est tenue le 17 novembre. « Je suis finissante en génie à l'École Polytechnique et me sens privilégiée de pouvoir étudier dans une très bonne école, dans le programme de mon choix, dans lequel on retrouve une minorité de filles. J'ai donc décidé d'apporter à la fondation des connaissances techniques afin d'aider à la faire connaître et faciliter les choses. Ce qui est le plus important pour moi est de pouvoir offrir au plus de filles possible la chance d'aller à l'école et suivre leur passion, comme j'ai pu le faire. »
Depuis ses débuts, les projets de 2G2 se sont multipliés. Le groupe a ainsi organisé une fête de fin de session au McKibbins en mai dernier qui a permis d’amasser 2 000 $. Les jeunes bénévoles visitent également plusieurs écoles, afin de promouvoir la fondation 60 millions de filles. « Peu importe son âge, tout le monde peut faire une différence !, croit fermement Vida. Faire du bénévolat et donner de son temps pour le mieux-être de quelqu'un d'autre est l'acte le plus satisfaisant dans la vie. » Vida termine sa deuxième année de baccalauréat aux HEC en marketing, mais continue de s’impliquer activement pour la cause : « J'ai toujours eu le sentiment que ma vie commencerait seulement lorsque j'aurais fini l'école et que je commencerais à travailler, mais la réalité est que ma vie a commencé il y a 20 ans et que je suis aussi capable de poser des gestes maintenant que lorsque je serai “plus grande”. Les jeunes ont le talent et la passion pour faire un changement dans leur entourage et le monde entiers. C'est ce qu'offre 2GENERATION2. »
Bulletin des anciens CSA, décembre 2009
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