lundi 16 novembre 2009

Fruit de la passion

Vous le connaissez sans doute grâce à ses émissions Le goût de Louis et Cuisinez comme Louis ou ses livres de recettes invitants et accessibles. Son but premier : démystifier la cuisine, revisiter ses bases, repousser ses limites. Mais saviez-vous que Louis-François Marcotte fait partie de la cohorte 1994-1999 du CSA?

Louis-François a toujours cuisiné, que ce soit à la maison avec sa mère ou dans le cadre du cours d’économie familiale, qu’il souhaiterait voir réinstauré dans le curriculum. « J’aimerais que ce soit écrit en très gras », précise le jeune chef de 27 ans en entrevue, un sourire dans la voix. Dès l’âge de 14 ans, il occupe un emploi à temps partiel dans les magasins d’alimentation et, après un intermède en génie mécanique au collégial, revient à ses premières amours et complète son diplôme à l’ITHQ. Travailleur acharné, il commence par offrir ses services comme traiteur, avant de plonger dans l’aventure de la restauration à l’âge de 20 ans, avec le Simpléchic, à Verdun. Il ne tarde pas à ouvrir un deuxième restaurant, Le Local, sur le Plateau Mont-Royal, où sont filmées ses populaires émissions.

Louis-François avoue ne pas toujours avoir été un élève modèle au CSA et préférait s’impliquer dans les activités parascolaires, dont le basketball et le défilé de mode : « Je n’étudiais pas beaucoup et n’excellais pas. » Il admet aujourd’hui que l’encadrement serré du Collège, même s’il ne lui plaisait pas outre mesure à l’époque, s’est révélé des plus bénéfiques pour le développement de sa carrière. « Ma facilité à écrire sans faire trop de fautes part de là et c’est important pour moi, qui fonctionne essentiellement par courriel, pour entrer en contact avec les invités de mes émissions. » Il fait une pause puis rigole : « Et je compte très bien aujourd’hui! » Il salue particulièrement l’enseignement de qualité reçu et les liens tissés avec les professeurs hors cours. Plusieurs sont d’ailleurs devenus des clients assidus de ses restaurants.

Quand on lui demande où il se voit dans cinq ans, il n’hésite pas : « Peu importe, mais j’espère avoir autant de plaisir qu’aujourd’hui, autant de bonheur quotidien! »

Bulletin des anciens CSA

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