Déjà, dans
À l'époque baroque, les ensembles instrumentaux comptant généralement peu de musiciens, le compositeur tenait également le rôle de directeur de la musique, il organisait les répétitions et jouait la partie de basse continue au clavecin. C'était ainsi à l’époque de Vivaldi, Bach, Handel et même du jeune Haydn.
Au cours du XVIIIe siècle, le « pouvoir » est passé progressivement aux mains du violoniste, l'écriture, de plus en plus virtuose, pour les cordes justifiant ce déplacement. Quand il ne s'en servait pas pour jouer, le premier violon battait la mesure avec son archet, donnait les départs d'un mouvement du corps et pouvait toujours avoir recours à son instrument pour rattraper la situation en cas de dérapage mélodique ou rythmique.
La prochaine phase de l'évolution du chef d'orchestre s'est amorcée avec Beethoven. L'écriture symphonique se complexifiant, les compositeurs exigent dorénavant des nuances inattendues (forte suivi de piano ou crescendo menant à une nuance piano). L'archet du premier violon ne suffit plus à assurer la cohésion de l'orchestre. On adopte plutôt baguette, tenue par le chef d’orchestre. Le chef se place devant les musiciens pour les diriger. Certains compositeurs, Weber, Berlioz, Mendelssohn, Liszt et Wagner, en particulier, démontrent leur grande maîtrise de la direction d'orchestre.
Après
Les personnalités des chefs influencent leur façon de diriger. Si certains, comme Arthur Nikisch et Richard Strauss, sont réputés pour leur approche discrète, d'autres, comme Leopold Stokowski et Leonard Bernstein, adoptent un style plus flamboyant.
Le chef d'aujourd'hui
En ce début de XXIe siècle, les chefs sont d'abord reconnus pour leur perfection technique. Cette qualité, surtout en raison des heures de répétition limitées et des percées importantes de la radio et du disque, devient d'une importance capitale. Pour y parvenir et accéder au statut de « super-maestro » et être reconnu sur la scène internationale, il faudra compter d'innombrables heures de pratique, l'art de la direction restant beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît à prime abord.
Il y a des morceaux de musique dont chaque mesure est divisée en deux temps. On doit battre la mesure comme ceci :
1er temps en bas
2e temps en haut
D’autres morceaux sont à trois temps comme la valse par exemple :
1er temps en bas
2e temps vers la droite
3e temps en haut
Si les morceaux sont à quatre temps :
1er temps en bas
2e temps vers la gauche
3e temps vers la droite
4e temps en haut
Suggestion DVD
Leonard Bernstein conducts Mozart Clarinet Concerto and Symphony No. 25,
Wiener Philarmoniker, Étiquette UNITEL
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire