Qu'est-ce qui a rendu le violon si populaire au cours des siècles? Une raison plausible pourrait être qu'il se rapproche le plus de la voix humaine par ses possibilités expressives. On n'a qu'à penser au thème déchirant du violon dans la trame sonore de La liste de Schindler. Le violon se retrouve dans tous les orchestres, symphoniques (comme l'Orchestre symphonique de Montréal) ou de chambre (comme l'Ensemble Instrumental Appassionata). On l'utilise aussi dans la musique folklorique, notamment dans les reels québécois. Il ne donne pas sa place non plus dans la musique populaire et le jazz. Le plus célèbre violoniste du genre est certainement Stéphane Grapelli.
Historique
D'après les peintures d'époque et les écrits, on estime que les premiers violons sont apparus il y a 500 ans, donc bien avant le piano. Les premiers représentants de la famille se nommaient les violes da braccio (les violes de bras, en italien). Ces instruments avaient quatre cordes et un manche légèrement incliné se terminant par une volute, tout à fait semblable à celle des instruments modernes. Curieusement, à l'époque, l'instrument n'avait pas la cote de popularité car on trouvait sa sonorité aigre. On l'utilisait seulement pour accompagner les danses champêtres et les chansons à boire.
À la fin du XVIIe siècle, les compositeurs commencent à l’adopter et écrivent pour lui. Dès le XVIIIe siècle, on voit apparaître de grands solistes européens. L'époque romantique représente l'heure de gloire de l'instrument. Une quantité incroyable de concertos sont alors écrits pour l'instrument et Paganini, un génie du violon particulièrement virtuose, qu’on disait possédé par le diable, le pousse à ses limites techniques et expressives.
Les grands luthiers
Les luthiers italiens étaient les vedettes incontestables au XVIIe siècle pour construire des violons aux qualités exceptionnelles. La ville de Crémone est devenue le point de ralliement des plus grands artisans : Amati, Ruggeri, Guarneri et, surtout, le célèbre Stradivarius. La ville se trouve tout près des pentes sud des Alpes où poussait l'épicéa, bois très recherché pour les instruments. Elle était également située près de la route de commerce avec l'Orient qui approvisionnait la région en résine, nécessaire à la fabrication des vernis. Le climat permettait également un séchage du bois exceptionnel.
La technique
Le coup d'archet et les subtilités d’articulation jouent un rôle essentiel dans la technique violonistique et pour obtenir des effets spéciaux, dont :
Ø le legato : lié, chantant
Ø le staccato : détaché, court
Ø le pizzicato : on pince les cordes, ce qui permet d’imiter d’une certaine façon la guitare
Ø le vibrato : on fait vibrer la corde avec le doigt, de façon très expressive, surtout sur les notes longues
Ø les harmoniques : jouées par effleurement de la corde à certains endroits précis
Ø le sul ponticello, qui veut dire « sur le pont » : la technique donne un son plus dur et métallique).
Ø On peut également employer la sourdine, un petit morceau amovible planté entre les cordes sur le chevalet, qui permet une sonorité plus étouffée.
Les vedettes
Plusieurs virtuoses ont marqué l'histoire de l'instrument : Nicola Paganini, Fritz Kreisler, Eugène Ysaÿe, Joseph Joachim, Jascha Heifetz et Yehudi Menuhin, par exemple. Parmi les vedettes de l'heure, on peut mentionner Itzhak Perlman, Nigel Kennedy, Pinchas Zukerman, Anne-Sophie Mutter, Joshua Bell et Maxim Vengerov. Ces violonistes ont réalisé de nombreux enregistrements qu’on retrouve facilement sur le marché.
À consulter
http://fr.wikipedia.org/wiki/Violon
http://europa.perso.cegetel.net/lutherie/
Le violon au cinéma
· Le violon rouge, de François Girard, met en vedette un violon bien particulier au vernis inusité. La musique, magnifique, a été composée spécialement pour le film par le compositeur américain John Corigliano. On peut se procurer également le CD de la trame sonore du film. Joshua Bell en est le soliste.
· Les violons du cœur (Music of the heart) relate l'histoire vécue de Roberta Guaspari (interprétée par Meryl Streep), professeur de violon dans un quartier défavorisé de New York. Un documentaire, intitulé Small Wonders, a été également réalisé sur le même sujet.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire